Résultats Émeraude Tri race et swimrun, Triathl’Long de Royan, Ironman du Pays de Galles, 9 et 10 septembre 2017

Triath’Long Côte de Beauté (half), Royan, samedi 9 septembre

Quatre de nos sociétaires étaient au départ du Triathlon de Royan, une épreuve qui avait attiré quelques-uns des meilleurs Français comme Cyril Viennot (vainqueur), Sylvain Sudry, Toumy Degham, Arthur Horseau (3e) ou encore Valentin Rouvier (champion de France longue distance 2017, 4e).

La course a été marquée par des conditions météo assez difficiles. Averses et fort vent de face (60 km/h) sur les deux retours à vélo ont fortement durci les conditions de course. Cerise sur le gâteau, les organisateurs avaient annoncé plusieurs jours avant et ont confirmé le matin même que la distance de natation avait été ramenée de 1900 m à 1500 m en raison d’un  coefficient de marée de 97. Certaines bouées ont dérivé et les participants ont finalement dû parcourir 2700 m !

Résultats (750 inscrits, 620 classés)

62. Sébastien Schuler en 5h12’01
68. Luc Sieurin en 5h13’50
344. Céline Ghézaiel en 6h07’53 (11e féminine, 5e senior 3)
Disqualifié. David Le Tiec (qui a passé la ligne en 5h39′). En attente des explications de Franck Lagorce (ligue Poitou-Charentes), arbitre principal de l’épreuve…

Luc, David, Sébastien et Céline.
Les commentaires

Luc : « Le temps prévu est vent et pluie. Arrivée sur le site, pas de vent et pas une goutte. Il semble que la météo s’est trompée où ça passe à côté. 30′ avant le départ, une première rafale de vent avec beaucoup de pluie. Puis plus rien. Le départ en nat’ est assez bizarre. Tout le monde avance vers l’eau sans qu’aucun arbitre ne vienne faire reculer les compétiteurs et comme sortie de nulle part « PAN ». Allez, c’est parti. Natation sans trop de difficultés, sans se mettre dans le rouge. C’est long, mais comme ça se passe bien, aucun soucis. Sortie de l’eau 31e avec les copains de Saint-Avertin tri. Le vélo se lance bien. L’aller est facile, vent dans le dos. Le retour, c’est l’inverse. Un vent violent et une pluie intense viennent se mêler à la course vers le 40e km, jusqu’au demi-tour avant de relancer le deuxième tour. Début du 2e identique au 1er, sauf pour les 10 derniers kilos où je suis planté. Plus de jambes. Ça sent mauvais pour la course à pied. Je suis 35e à T2. La course à pied se passe bien dans l’ensemble. Je termine 68e en 5h13′. Je suis très content d’en finir. Super course. À conseiller. »

Sébastien : « Avec Émilie (Dupupet), nous sommes arrivés la veille et nous découvrons le lieu de la course au bord de mer, sous le soleil royannais. Le parc est gigantesque, mais David, Luc et moi sommes très bien placés en sortie de parc. Le lendemain, la bonne surprise fut de courte durée. Le mauvais temps annoncé n’était pas au rendez-vous. Nous nous installons sous un ciel bleu parsemé de nuages. La mer n’est pas trop agitée. Nous sommes prêts pour attaquer la natation dans la baie de la grande Conche. Je m’en sors pas mal et satisfait de cette première partie. De plus, je vois qu’il reste beaucoup de vélos dans le parc. Ma surprise fut le temps. J’ai nagé pendant 43′. Je me pose des questions, j’ai eu la réponse à l’arrivée. Il n’y avait pas 1500m, mais beaucoup plus. Place au vélo. 2 boucles de 46km et de demi-tour au km 23. 23 km à fond avec un fort vent qui nous poussait. On ne prendrait pour un pro en regardant le compteur. Mais après le premier demi-tour, retour à la réalité. On monte 3/4 pignons derrière et on prend des averses d’orage qui ont rendu la partie vélo très difficile. Les trois quarts du vélo se sont bien passés, mais lors du 2e demi-tour au km 69, je n’avais plus de jambes. Une erreur d’alimentation. Je me ravitaille correctement et je rentre au parc en moulinant, en attendant que les jambes reviennent. Elles sont revenues en course à pied pendant laquelle j’ai retrouvé mon rythme au 5e km. Le parcours était très casse-pattes avec 2 allers-retours avec quelques courtes montées et un fort vent de face sur le retour. Je suis très content de ma course à pied (semi en 1h33′) pendant laquelle j’ai eu  de très bonnes sensations. J’étais heureux de franchir la ligne d’arrivée. C’était une très belle course pendant laquelle Émilie a dû subir des conditions météorologiques défavorables pour nous encourager, faire des photos et répercuter des infos sur Facebook. Je la remercie pour ses encouragements, cela m’a beaucoup aidé à me surpasser et réaliser une belle course. »

Céline : « Après une nuit agitée, je suis contente de voir une mer calme le matin de la course. La natation se passe bien. Après 3 minutes dans le bouillon, je suis vite tranquille puisqu’on est bien dispersés. Je vois bien les bouées, j’essaie seulement de garder de la fréquence. Je ne me rends pas vraiment compte du temps qui passe et du fait qu’on a nagé plus que prévu. Je démarre le vélo en ayant très froid. Je ne suis pas à l’aise à cause de la pluie-. J’essaie d’éviter les lignes blanches et les bouches d’égout (les bénévoles n’arrêtent pas de nous dire de faire attention). Au demi-tour, je suis sèche. Je commence à avoir chaud, on a le vent en pleine poire.  Et là, grosse pluie. Ça fouette le visage, les rafales sont plus fortes.  Me voilà à nouveau trempée comme une soupe, mais je n’ai pas froid.  Le deuxième tour est exactement pareil. Grosse pluie sur le retour. Ça mine un peu le moral. j’avais pour objectif de faire 30km/h, mais je termine en 3h16 (28km/h), ce qui est bien, vue les conditions. À pied, tout se passe, bien malgré la moitié du parcours face au vent. Je me reprends deux giboulées sur la tête, mais c’est moins gênant. Je double plein de monde et croise plein de visages connus puisque 33 personnes de mon ancien club sont sur le circuit. On s’encourage mutuellement. Je boucle la course à pied à l’aise en 1h56. Je suis 11e féminine en 6h07 et je suis très contente de moi. Pour quelqu’un qui n’a rien fait l’an dernier c’est bien. »

David : « « Je ne sais pas si je suis autorisé à parler d’une course dont j’ai été disqualifié… Une chose est certaine, c’est que je ne peux pas parler des raisons de cette disqualification, puisque je n’en ai aucune idée ! Parlons quand même de la course puisque j’ai pris le départ, j’ai disputé les trois épreuves et j’ai passé la ligne. La natation est une histoire à elle seule. J’ai été secoué dans l’essorage du départ pendant 200 m. À ce moment, je pose ma nage et là, presque immédiatement, une série ininterrompue de crampes débute ! Tout y est passé : muscles des mollets, plantes des pieds, cuisses, tout ça plusieurs fois et même à plusieurs endroits au même moment. Au moins une quinzaine de crampes au total qui ont totalement cassé ma nage. Je ne me suis jamais arrêté, mais j’ai le plus souvent nagé avec les pointes des pieds levées. De véritables freins dans l’eau qui en plus faisaient plonger mes jambes. En gros, c’est comme si j’avais nagé avec un élastique aux chevilles tout du long, avec les douleurs en plus… Je passe sur le fait d’avoir nagé 2700 m au lieu des 1500 m prévus, car même si j’ai vécu une incroyable galère dans l’eau, je n’ai jamais eu l’impression de nager aussi long et aussi longtemps. En vélo, on avait 2 allers-retours de 46 km à faire. Des bosses au début et à la fin. Au milieu, du plat. Certes, le vent était dans notre dos sur les deux allers, mais le vent de face a fait très mal sur les deux retours, surtout le 2e. Les 23 derniers kilomètres avec un vent à 60 km/h pleine face avant d’attaquer le semi… Globalement, j’ai produit un vélo à mon niveau avec les conditions du jour, à 32,5 km/h de moyenne. Enfin, la course à pied. Dès le premier kilomètre, mes crampes de la natation m’ont rappelé à leur souvenir. Mes muscles ont sérieusement souffert pendant la séance de torture de la natation et je le sens plus que jamais. J’ai de grosses tensions et douleurs, surtout dans le mollet gauche, puis des douleurs au niveau du genou droit qui ressemblaient très clairement aux sensations du syndrome de l’essuie-glace avec lequel j’ai cohabité l’année dernière et que je connais bien. En résumé, mes jambes ont beaucoup souffert et moi avec. Le chrono a chuté sans cesse et je termine avec un temps minable de 1h56 sur le semi, sans ne m’être jamais arrêté. Le semi comportait des portions assez hards, mais quand même… Dans 2 semaines, je remets ça à Guidel, à la Triskel Race. J’envisageais de passer là-bas sous les 5 h. Je n’y crois plus trop. Je crois que s’entrainer 15h par semaine sans contenu et sans qualité, ça ne sert à rien. Ça ne génère que de la fatigue. Bref, je n’ai pas validé grand-chose de positif à Royan. J’en sors sans récompenses des efforts consentis pendant des semaines et même avec de sérieux doutes. J’ai cependant une certitude : je ne nagerai plus avec mes manchons de compression que je soupçonne fort d’être à l’origine de mes crampes. »

 



Ironman du Pays de Galles, dimanche 10 septembre

65. Benoît Jouanigot en 10h37’20 (14e des 35-39 ans, 28e temps vélo)
210. Loïc Debelhoir en 11h37’20
1035. Louis L’Haridon en 14h25’35.
Abandon pour Gilbert Provost.

 



Émeraude Tri Race (half), dimanche 10 septembre

Format half, 1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21 km de course à pied. 

323 classés – Victoire de Charles Bouin (Vitré en 3h53’29).

3. Sébastien Escola-Fasseur en 3h54’57
5. Thomas Gazzera en 4h03’01
7. François Houdre en 4h045’14

Commentaires

Sébastien : « J’étais très bien en natation et en vélo et j’avais 1’45 d’avance au moment de la deuxième transition. Je pensais avoir un petit matelas, une petite sécurité. Charles Bouin était derrière moi, je sais qu’il court bien, mais je savais aussi que l’année dernière, il ne m’avait mis que 50 secondes à pied (1’07 en réalité). Je pensais donc pouvoir gérer. Sauf que quand j’ai posé le vélo,  j’ai eu de grosses douleurs au ventre. Charles m’a repris après seulement 2 km. Je m’en veux. J’ai mal mangé la veille (pizza savoyarde !) et au petit déjeuner dimanche matin. Je ne peux m’en prendre qu’à moi de ne pas avoir pu lutter avec toutes mes armes. J’étais pourtant en forme… J’avais des sensations. Je suis quand même content de monter sur le podium avec Charles et avec William (Mennesson, Stade français triathlon, vainqueur du format M de Deauville). Prochain rendez-vous, le half de Guidel, la Triskel Race (que Sébastien a remporté en 2016). »

François : « Je sors 5e de l’eau. Ensuite, je fais un vélo moyen que je termine à la 11e place. Pendant la course à pied, je suis très bien pendant 19 km, puis les 2 derniers kilomètres ont étaient très difficiles à cause de crampes… Je finis 7e et je suis très content de cette place. Je me projette déjà dans la prochaine saison pour laquelle je suis très motivé et pour laquelle je vais m’entrainer que pour celle qui se termine. »

Thomas : « La  natation a été rendue bien physique à cause de la houle. Ç’a permis d’ecremer et de ne pas nager les uns sur les autres. Je sors avec François et j attaque le vélo en 7e position. Je remonte à la 3e place, puis je me fais déposer par Sébastien, puis par Charles. Je pose le vélo à la 5e place que je vais garder jusqu’à la fin. Je suis globalement  content de ma course. »

 



Émeraude swimrun, dimanche 10 septembre

  SWIMRUN

Myriam Bécand et Gaëlle Kerjose se sont classées 4e féminines (sur 296 équipes engagées, dont 21 féminines) de l’Emeraude Swimrun, à Saint-Lunaire (Ille-et-Vilaine).

Le parcours était composé de 7 tronçons de natation (environ 4 600 m au total) et de 8 tronçons de trail (au total environ 18 400 m), soit un total d’environ 23 km que les filles ont bouclé en 2h36’32.