Sébastien Escola remporte le X’treme Breizh (XXL) de Port-Louis (dimanche 25 juin)

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Photo Le Télégramme.

En 2016 avait lieu le 1er format XXL en Bretagne avec l’Iron Corsair de Saint-Malo, remporté par Sébastien Baillot (sous les couleurs de Leucémie espoir), qui a depuis signé au Quimper triathlon.

Le 2e format XXL breton a eu lieu dimanche 25 juin 2017 à Port-Louis (Lorient) et c’est Sébastien Escola-Fasseur qui l’a emporté sous les couleurs du Quimper triathlon.

Il a profité de la partie cycliste pour prendre le commandement de la course pour ne plus la lâcher et même terminer avec 20 minutes d’avance sur son poursuivant (Florian Luquet, Miramon) et plus de 23 minutes sur le 3e (Valentin Deschamps Gayot, Angoulême).

Après une récup’ bien méritée, Sébastien va désormais tenter d’aller chercher à Bolton, le 16 juillet, sa qualification pour les championnats du monde IronMan à Hawaï (14 octobre).

À signaler aussi la très belle 7e place de Benoît Jouanigot, la 22e place de Loïc Debelhoir et la 31e place d’Aurélien Jeauneau pour son premier distance IronMan.

1. Sébastien Escola-Fasseur en 8h39’34
7. Benoît Jouanigot en 9h35’18
22. Loïc Debelhoir en 10h16’51
31. Aurélien Jeauneau en 10h33’51

Les résultats complets : ICI.

Vidéo de l’arrivée : ICI.

Photo Le Télégramme.

Les commentaires de Sébastien Escola

J’ai fait une grosse préparation cet hiver. J’ai fait des bornes à vélo, des stages et il m’a aussi fallu gérer une blessure au fascia lata à partir du 17 avril. J’ai eu des doutes. Ça faisait mal de voir les copains s’entrainer normalement à pied. Il a fallu gérer cette période. Mais ce qu’il y a de bien en triathlon, c’est que tu es blessé dans un sport, tu en fais plus dans un autre.

En natation, j’ai terminé avec 2800 m au GPS, le tout avec un peu de courant favorable. Je sors 15e de l’eau, ce qui est bien. J’ai pourtant été prudent. Je pense que les gars étaient prudents en abordant cette distance annoncée de 3800 m et ils n’étaient pas à bloc.

En vélo, j’étais dans ma zone de puissance et je tournais à 39 km/h de moyenne. Après 2h15 de course, j’avais déjà fait 90 bornes. C’était pas mal. Très encourageant. C’était même grisant de faire une course en tête comme ça au bout de 15 km à vélo. J’ai eu des infos qui m’ont confirmé que je prenais de l’avance.

Même avec 16 minutes d’avance à la fin du vélo, tu ne pars pas faire un footing en gérant l’avance. Tout peut arriver sur IronMan ! J’ai attaqué à 4’15, 4’30 au kilomètre. Je n’ai pas relâché. Je le répète, tout peut arriver. J’aurais peut-être dû lever un peu le pied en prévision de l’IM de Bolton dans 3 semaines. Mais j’étais à l’aise dans l’allure, donc j’ai poursuivi. Il n’empêche que le parcours à pied était très difficile. Il faisait chaud, on courait dans le sable. Tout ça sur 5 boucles. À la fin de la course à pied, j’avais encore augmenté mon avance.

Je vais couper jusqu’à jeudi et on va faire des trucs un peu sympas jusqu’à Bolton. Le foncier et la distance sont là.

C’est ma première victoire sur IronMan et c’est une belle victoire.

Je suis aussi très content pour le club. La saison est vraiment lancée.

Sébastien Escola.

Les commentaires d’Aurélien Jeauneau

Je faisais mon baptême du feu sur la distance mythique, non sans une grosse appréhension, malgré un entraînement de qualité,  je pense. Le fait que l’on était plusieurs du club m’a rassuré. La natation s’est passée sans heurt. C’est normal, je nage comme un dauphin ( sans aileron…) lol. Cela dit, il n’y avait pas la distance. Il faut le dire.
Après, c’était un beau parcours vélo, surtout la pointe de Gavres. Je me suis focalisé sur la gestion de l’effort. Ne pas appuyer comme sur un M.
J’en ai donc gardé sous la pédale. Ça m’a servi sur la course à pied, car contrairement à de nombreux concurrents, je n’ai craqué que sur la fin. J’ai tenu grâce au soutien des potes et de la famille.
Un mot vite fait sur l’orga qui était light à tous les niveaux : manque de comm’, manque de ravitos solides à vélo, pas de buvette pour le public (plutôt nombreux), pas d’aire de dépôt pour les sacs.
On le dit quand c’est une organisation sans faille, il faut le faire savoir quand ce n’est pas à la hauteur, surtout sur une épreuve telle que ce format.Je pense qu’ils auront du mal à la pérenniser, c’est dommage.
Cela dit c’est top de pouvoir faire un premier XXL à côté de la maison, sans traverser la France, alors que le site et le temps étaient magnifiques.

Aurélien Jeauneau.

Les commentaires de Benoît Jouanigot

La partie natation a été écourtée donc, ça m’a arrangé, même si les sensations étaient bonnes. Je prends le vélo et je vois que je n’avais pas pris trop de retard, car on croisait les premiers à Gavre. J’ai ensuite fait un bon vélo, mais sûrement un peu trop… J’attaque le marathon à mon allure, mais après 2 tours sur 5, je commence à cramper aux 2 mollets.  Je fais tout le marathon à la 5e place, dans la souffrance, en enchainant sables, escaliers côtiers, et quelques bosses. Je perds finalement 2 places dans les 6 derniers km.  C’était dur, mais je suis content.

Benoît.

Les commentaires de Loïc Debelhoir

Levé à 4h30 après une bonne nuit de 6h ! Une nage qui ne fait
pas la distance avec une sortie à l’australienne. Je sors milieu de tableau avec Aurelien avec qui j’entame le vélo. 1re partie plate qui me donne envie de refaire le retard de la natation. 40 km/h de moyenne la 1re heure ! Je me dis que ça va passer vite, mais ce n’était rien sans les faux plats sur les 2 boucles qui étaient prévues et les 20 km de vent de face pour finir. À la fin du vélo, je suis entamé. J’en ai trop fait. Je pose le vélo 16e.
Le marathon a été un calvaire pendant les derniers 24 km. Le circuit était fait de chemins où il était dur de garder sa vitesse.
Place maintenant à la récupération et dans 3 mois, on remet ça ! avec l’IronMan du pays de Galles, le 10 septembre.
Enfin, bravo à Sébastien. Il a fait un très très gros numéro !

Loïc.

La revue de presse



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