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Stéphanie Le Floc’h est finisher de l’Embrunman, L. Benoît et L. Debelhoir se placent sur le M

Stéphanie Le Floc’h est venue à bout de l’Embrunman

Stéphanie savait qu’elle allait affronter un mythe du triathlon en s’attaquant à l’Embrunman, mardi 15 août 2017. Elle avait même eu du mal à « avouer » qu’elle s’était inscrite sur ce distance IronMan hors normes, au mois de décembre 2016.
Elle a bien préparé son affaire et nous a d’ailleurs raconté tout ce qu’elle a mis en oeuvre pour vaincre le monstre (article Quimper triathlon du 12 août 2017).

La veille du départ, lundi 14 août, elle devait nous faire parvenir une petite vidéo. Elle n’a finalement pas pu : « impossible, trop d’émotion », avouait-elle…
Mercredi, quelques minutes avant le départ, prévu à 5h55, elle nous poste une petite photo avec quelques mots : « J’y suis, c’est juste incroyable ! »
L’émotion avait dès lors laissé la place à une immense envie d’en découdre. Pas de doute, Stéphanie n’allait pas faire de cadeaux à l’Izoard et à ses copains qui auraient voulu lui mettre des mètres de dénivelé dans les roues.  « Rien ne m’arrêtera », avait elle prévenu.
Elle a tenu parole. Elle est finisher de l’Embrunman !


Les prénoms de ses trois enfants marqués au feutre sur la jambe, le sourire à quelques minutes du départ et les encouragements d’une copine à la Quimpéroise et aux 2 Concarnois qui étaient au départ. 


32e édition de l’Embrunman : 1091 engagés, dont 76 femmes. 839 classés, dont 62 femmes.

Résultats de Stéphanie Le Floc’h :

  • Temps total : 16h29’28
  • 746e scratch, 50e féminine (sur 62) et 21e V1F (sur 62) .
  • Natation (3,8 km) : 1h24’12
    (864e temps scratch,50e temps féminine et 25e temps V1F)
  • T1 : 8’10
    (903e temps)
  • Vélo (188 km) : 9h15’09
    (842e temps scratch, 45e temps féminine et 17e temps V1F)
  • T2 : 7’16
    (542e temps)
  • Cap (42,195 km) : 5h34’40
    (644e temps scratch, 47e temps féminine et 21e temps V1F)

=> Fiche résultats détaillés.


Stéphanie raconte son Embrunman

L’avant-course

« Je suis arrivée dans le parc à vélos vers 4h15 du matin. Je voulais avoir un peu de temps pour savourer. Les supporters étaient tous là. C’était top. »

La natation

« Je visais 1h20. C’était stressant de partir dans la nuit. Le kayak avec la lumière est vite parti devant avec les premières et ce n’était franchement pas simple de trouver son chemin. Je prenais aussi plein de coups, sans doute parce qu’on se serrait les unes aux autres à cause de cette course de nuit sans repères. Après 20 minutes, j’ai trouvé mon rythme. J’ai posé ma nage. Je ne me suis pas énervée. Je savais que la journée allait être très longue. J’ai fait ma transition vélo sereinement. Dans le parc, il y avait Alain Loy, l’arbitre breton. C’était bien de voir une tète connue. Avant de repartir, j’ai mangé mes petits pains au lait. Ça m’a évité de manger pendant la première heure de vélo. »

Le vélo

« Heureusement que j’avais repéré les 40 premiers kilomètres… Je savais à quoi m’attendre. C’était énorme dès le départ. Ensuite, la première descente, je l’ai faite à 60 km/h avant d’attaquer l’Izoard. Là, c’était dur, il faisait chaud. Il était hors de question de mettre pied à terre. Beaucoup l’ont fait. J’ai aussi eu le droit à un contrôle dans l’Izoard pour voir s’il y avait un petit moteur électrique dans mon vélo… À propos de technique, merci aux gars du Trek bicycle store de Quimper pour m’avoir conseillé de mettre une cassette 32-11 derrière et 34-50 devant. C’était vraiment le bon choix. La descente qui a suivi l’Izoard, je l’ai faite assez vite. Un gars qui était derrière moi est tombé lourdement… Ça calme et ça incite à la prudence. Sur la fin de la descente, il a commencé à y avoir beaucoup de vent. On m’avait prévenue. J’ai décidé de rouler calmement, à 30 km/h.  »

« Ensuite, dans la vallée de Briançon, il y avait aussi beaucoup de vent et c’était franchement très difficile. Les arbitres te disent de respecter les distances, mais on roulait à la même vitesse et ce n’était presque pas possible de doubler tellement ça soufflait. Quand on est remontés sur les hauteurs, ça s’est calmé. Après, il a fallu attaquer la montée de Champcella. Terrible. Tu grimpes dans un mur tout droit. Un copain m’avait prévenu. Des copains, mon mari et mes enfants étaient là pour m’encourager. Il me restait ensuite 1h pour faire les 16 derniers kilomètres. La fin, c’était la cote du Chalvet. Loïc Debelhoir avait insisté pour que je la reconnaisse en voiture. Heureusement. Loïc et Adèle (Jouanigot) étaient là. Adèle a couru avec moi. Elle m’a encouragée, elle me disait que j’avais l’air bien. Ça m’a réconfortée. Ensuite, il restait une dernière descente technique, avec des virages serrés et des gravillons. J’ai terminé avec un gros braquet. Quand je suis arrivée dans le parc à vélos, je m’étais donné une marge de manœuvre puisque j’ai finalement passé la barrière horaire avec 25 minutes d’avance. »

La course à pied

 « Ma première boucle de 14 km a été top. J’étais bien, souriante. J’ai levé le pied dans la 2e et j’ai marché dans les petites bosses. Arrivée aux ravitos, plus rien ne me faisait envie. Je buvais juste un peu de Coca. À la fin du 2e tour, j’ai demandé si quelqu’un pouvait faire la dernière boucle avec moi. Yann, mon mari, m’a donc accompagnée. Je pouvais à peine trottiner. J’avais le bide retourné dans tous les sens. J’étais franchement malade dans ce dernier tour, je n’arrivais plus à avaler quoi que ce soit. Ça ne m’est jamais arrivé. J’ai vomi 2-3 fois. Je n’étais pas la seule, il y avait plein de gens malades le long de la route. Les ravitos restent au soleil, tu n’as vraiment plus envie de rien… J’ai donc marché les trois quarts de la dernière boucle. SI j’avais couru à la même allure que la 1re boucle, j’aurais fait 4h30 sur le marathon, ça aurait été top ! Le passage de la ligne d’arrivée a été un gros soulagement. Je visais 17 h et je fais 16h29. J’avais 45 minutes de marge sur la barrière horaire, pour ne pas être hors délais. Je regrette juste de ne pas avoir pu passer la ligne d’arrivée avec mes enfants. C’était verrouillé. C’est comme ça… »

La suite…

« Comme j’ai beaucoup marché dans le dernier tour, j’ai un peu fait ma récup’ active. Après l’arrivée, comme je ne pouvais toujours pas manger, j’ai été voir un super kiné qui a fait un super boulot. Aujourd’hui (mercredi 16 août), je n’ai même pas mal aux jambes et je n’y crois pas encore que j’ai fait ce truc ! Je suis trop contente de l’avoir fini et j’ai déjà envie de recommencer. Tous ceux qui veulent faire un IronMan et qui aiment la montagne, il faut faire Embrun. Ce n’est pas facile, c’est vrai, et le vélo est vraiment compliqué… J’ai bien fait de faire mon stage en montagne au printemps et d’avoir fait un travail de force à vélo, comme me l’a conseillé Arnaud Le Goff. Désormais, je pense au Norseman. Ça me fait rêver, mais il y a un tirage au sort et des temps de référence à avoir. Je pense aussi revenir ici, à Embrun. C’est fabuleux cette montagne ! Je ne sais pas quand, mais je reviendrai ! J’espère que ce sera avec des copains du club, parce que c’est super d’y être à plusieurs. Déjà, cette année, il y avait Cyrille (Hascoët) et Jean-Philippe (Bideau), les Concarnois. C’était super qu’ils soient là. »

« Ce que je retiens aussi d’Embrun, c’est qu’il y a du monde partout, tout du long. Comme tu as ton prénom sur le dossard, les gens t’appellent par ton prénom, les gens te disent que c’est énorme ce que tu réalises. J’avais envie de pleurer… Tu sens aussi que tout le monde est investi dans la région, même dans les petits villages de montagne. J’ai aussi senti beaucoup de monde derrière moi. C’était énorme. Quand je vois le nombre de messages, mails et mots sur messenger que j’ai reçus… C’est dingue. Enfin, je vais être obligée de revenir nager dans le lac d’Embrun puisque j’ai perdu une de mes boucles d’oreille. Sois je retrouve la première, sois je laisse la 2e pour que les 2 soient ensemble dans le lac. »


Ludovic Benoît et Loïc Debelhoir étaient en lice sur le format M d’Embrun

Ludovic Benoît a réalisé le 6e temps en course à pied.

Ludovic Benoît et Loïc Debelhoir était également présents à Embrun. Ils étaient tous les deux engagés sur le format M qui a rassemblé 546 coureurs (493 classés).

Ludovic termine 23e (15e senior) en 2h33’19.
=> natation : 22’45 (29e) ; vélo : 1h27’59 (47e) ; cap : 37’14 (6e).
=> fiche résultats détaillés.

Loïc termine 37e (23e senior) en 2h38’19.

=> natation : 28’45 (214e) ; vélo : 1h20’12 (5e) ; cap : 44’27 (60e).
=> fiche résultats détaillés.

Ce sont deux très jolis résultats pour nos deux sociétaires. Bravo à eux !

Les commentaires de Loïc et Ludovic

Loïc : « La natation a été compliquée pour moi, comme d’habitude ! Je me suis retrouvé rapidement dans le paquet à prendre coups de pieds et coups de poings ! Le vélo a été comme je l’espérais, avec de la force.  La course à pied  n’a pas été simple. J’ai manqué de vitesse et j’ai dû composer avec une douleur à la hanche qui viens d’une tendinite que je traine depuis 15 jours. Je me suis fait rattraper à pied par Ludovic au bout de 3 km. Désormais, place à la préparation de l’IronMan du Pays de Galles, le 10 septembre. »

Ludovic : « La course a commencé pour moi, assis à côté de Loïc, dans le parc à vélo. On a papoté une bonne heure en attendant le départ ! C’était un moment sympa. Pas d’échauffement avant la natation pour nous deux. J’ai eu froid dans l’eau. Pour le départ natation,  je me place  en première ligne ! Top départ ! Je me lance jusqu’à la première bouée sans aucune gène de mes camarades. Parfait. Je continue sans savoir si je suis bien ou pas ! Sortie de l’eau et départ vélo qui grimpe tout de suite fort ! J’avais repéré le parcours, donc je savais à quoi m’attendre. Les sensations sur le vélo ne sont pas mal. Je n’en fais pas trop pour pouvoir courir correctement derrière. Le vélo passe super vite et le cadre de la course est sublime. Transition vélo/cap trop longue. Je galère pour accrocher mon vélo et il tombe sur la chaise de Loïc… Me voilà parti à pied. Je démarre à 3’40 » au kilo en étant bien relâché. Tout roule jusqu’au 8e kilo. Là, gros point de côté qui me fait courir les 2 derniers kilos en mode footing ! Mais au final, le temps cap n’est pas mal ! Je me classe 22e. C’est un bon résultat pour moi qui visais un top 100. »

Stéphanie Le Floc’h va défier l’Embrunman

Stéphanie est toujours souriante et d’humeur égale, mais c’est une sportive accrocheuse et dure au mal. La dévouée secrétaire du Quimper triathlon sera, mardi 15 août, au départ de l’Embrunman. La mythique épreuve sur distance IronMan (*), créé en 1984, se présente comme un défi pour Stéphanie. Elle s’est bien préparée, a eu recours à des techniques particulières et elle affirme avoir apprécié tous ses entrainements. Elle a désormais hâte d’y être. Entretien avec Stéphanie « Croft » Le Floc’h.

(*) : 3,8 km de natation, 186 km de vélo avec un D+ de 5000 m et la montée du col d’Izoard, puis 42 km de course à pied.

STÉPHANIE LE FLOC'H
Date de naissance : 22 août 1975 - 41 ans
Mariée, 3 enfants ; vit à La Forêt-Fouesnant
Taille : 1,65 m
Poids : 58 kg
Métier : manipulatrice en électroradiologie médicale

Equipements favoris
Natation : aucun
Vélo : Trek Domane SL ; Shimano Ultegra, dont cassette 32-11 derrière et 34-50 devant ; roues Bontrager Race Lite
Course à pied : Brooks Ghost

Quel est ton parcours de sportive ?
J’ai commencé par le tennis, de 13 ans à 35 ans. J’étais classée 15/5, soit un niveau prérégional. Je faisais un peu de course à pied à côté et je jouais aussi un peu au volley. J’ai arrêté le tennis parce que j’ai eu mes enfants et je ne pouvais plus m’entrainer. Je me suis alors mise à la course à pied et au trail. À la suite d’un pari avec une copine, je me suis inscrite au triathlon S de Quiberon, en septembre 2009. J’ai eu mon 3e enfant et ensuite, j’ai eu envie de poursuivre dans le triathlon. J’ai donc pris une licence à Quimper, en septembre 2011, et j’ai refait le S de Quiberon.

Depuis, tu allonges les distances…
Dès la première année, j’ai voulu monter sur le format M. C’est ce que j’ai fait, en septembre 2012, toujours à Quiberon. Ensuite, je suis montée sur half, en 2014, à Saint-Lunaire (Émeraude tri race). Le long, c’est ce qui me correspond le plus. J’ai donc fait Sizun (TriBreizh) et l‘IronBreizh (à Guidel) en 2015. En 2016, j’ai refait Sizun et le Triskel Race (ex IronBreizh). À côté, j’allongeais aussi les distances en trail. Je suis passée de 40 km à 80 km avec le Grand raid des Pyrénées que j’ai couru en août 2015. Je savais que j’aimais la montagne, mais j’ai découvert au fur et à mesure que j’aime les parcours accidentés et les distances longues.

Cette année, tu franchis un nouveau palier en termes de distance…
J’ai fait l’IronBreizh, le 23 juillet, pour préparer Embrun. Le choix d’Embrun s’est fait un peu naturellement. En septembre 2016, je suis partie faire un trail de 60 km à Gap (Hautes-Alpes). On est restés quelques jours en famille à Briançon et à Embrun, et quand j’ai monté l’Izoard en voiture avec des copains, je me suis rendu compte que c’était ça que je voulais faire, que c’était là que je voulais être. Je me suis inscrite très vite à l’Embrunman après l’ouverture des inscriptions, en décembre 2016, mais j’ai mis un peu de temps à le dire… J’avais un peu peur de l’annoncer… Le premier à qui j’en ai parlé, c’est Arnaud Le Goff, quand j’ai fait mon étude posturale au Trek bicycle store de Quimper. Le lendemain, Arnaud a diffusé des photos de la séance sur la page Facebook de son magasin et il a annoncé que je préparais Embrun. Du coup, tout le monde l’a su !

Tu as structuré ta préparation en y intégrant des modules originaux, voire expérimentaux…
Déjà, j’ai acheté mon vélo. J’ai expliqué à Arnaud que je voulais un vélo confort, sur lequel être bien. Il m’a conseillé le Domane et il répond parfaitement à mes attentes. Au niveau nutrition, j’étais déjà suivie par Julia Ménard qui est diététicienne chez Nutri & co, à Quimper. On a poursuivi notre collaboration. Par ailleurs, le docteur Estelle Gugnalons m’a suivie en acuponcture pour la prévention des tendinites et des troubles digestifs, ainsi que pour la récupération. Enfin, j’ai aussi travaillé en hypnose avec un collègue qui est infirmier anesthésiste au Centre hospitalier de Cornouaille, à Quimper, et qui voulait voir ce que pouvait apporter l’hypnose sur les épreuves sportives très longues. J’ai fait des séances toutes les 4 à 6 semaines. Avec l’hypnose, je voulais toujours continuer mes séances d’entrainement, j’ai géré la douleur autrement. J’ai eu la sensation de ne pas avoir trop de limites dans mon endurance. Je ne monte jamais très haut dans le cardio, mais je ne ressens pas trop de fatigue, ou alors de façon éphémère.

Tu tires donc un bilan plutôt positif de tes expérimentations ?
Je n’ai pas l’impression d’avoir pris de risques avec mes expérimentations et je pense vraiment que ça m’a aidé. J’ai bien récupéré, je n’ai jamais eu de coups de mou et encore moins de blessures pendant toute ma préparation.

UltegraStéphanie, le 23 juillet 2017, à Quéven, lors de l’IronBreizh, half ironman qui lui a servi de préparation pour l’Embrunman.

Et pour les séances classiques de natation, vélo et course à pied, tu as fait comment ?
Pour les plans d’entrainement, j’ai fait le choix de me débrouiller toute seule. J’ai vraiment commencé mi-février. Je ne voulais pas m’astreindre à quoi que ce soit, je ne voulais pas de contraintes. J’ai pris une trame d’entrainement donnée par un collègue et je m’en suis arrangée à partir de la mi-février. J’ai apprécié chaque séance et je n’en ai fait aucune à reculons. Je me suis toujours adaptée, même quand la météo n’était pas bonne.

Tu es aussi partie travailler ton coup de pédale en montagne au printemps…
Oui, j’ai fait un stage en montagne, dans les Pyrénées, à Argelès-Gazost, au mois de mai, avec Dominique Ansquer et Sébastien Escola, deux gars du club. J’ai fait près de 25 h de sport cette semaine-là. J’ai refait une semaine dense à plus de 20h, en juin, en restant en Bretagne. J’ai beaucoup axé mon entrainement sur le vélo. Je le sentais comme ça et certains, comme Thierry Henri (120 victoires en triathlon et entraineur à Quimper), me l’ont aussi conseillé. J’ai également travaillé les enchainements. Pour le reste, je me suis contentée d’avoir les 3,8 km de natation dans les bras, mais pas plus. À pied, je me suis préparée en faisant quelques courses, dont le trail du Cap Sizun de 30 km. Je n’ai quasiment pas fait de séances de fractionné, parce que je n’aime pas ça. J’ai plutôt fait du fartleck, aux sensations, et même des sorties au Stangala (en amont de Quimper, les gorges du Stangala suivent la rivière Odet et sont boisées), dont certains diront que c’est inutile… Mais c’était pour me faire plaisir. Pour conclure sur la course à pied, il faut aussi dire que je n’ai jamais couru un semi-marathon ou un marathon.

Quel est ton programme jusqu’à mardi (15 août), jour de l’Embrunman ?
Je prépare mon matériel. Je note tout pour ne rien oublier… Je pars à Embrun vendredi (11 août) et on arrive samedi en début d’après-midi. Dimanche, j’irai repérer la première boucle du vélo, notamment la première partie, au départ, mais aussi la toute dernière partie, quand on revient à Embrun, à savoir la côte de Chalvet (surnommé « la bête »). Apparemment, c’est du costaud (3 km entre 9 et 12%). Lundi matin, j’irai sans doute repérer la boucle de course à pied qui fait environ 14 km. J’ai hâte d’être à Embrun et encore plus de prendre le départ, de découvrir comme ça va se passer. J’ai bien entendu quelques doutes, mais pas mal de  personnes autour de moi me disent que je suis prête et j’ai quand même tendance à les croire.

LIRE AUSSI : Stéphanie Le Floc’h est finisher de l’Embrunman.


La préparation de Stéphanie en quelques chiffres

(du 1er janvier au 10 août 2017)

  • 5000 km de vélo sur route + 296 km sur home-trainer,
  • 387 km en course à pied,
  • 74 km de natation (33 km en piscine et  41 km en mer),
  • 11h de marche,
  • 1 séance de pilates par semaine (hors total horaire ci-dessous)
  • Total de 320 h en 32 semaines, soit 10h/semaine en moyenne.
  • 211 km en course : duathlon M Guingamp (M) le 9 avril (4e), triathlon M de Quimperlé le 4 juin, triathlon M de Pontivy le 11 juin  et .IronBreizh (half IronMan) le 23 juillet, 

=> Deux Quimpérois prendront également le départ du courte distance (M) : Loïc Debelhoir et Ludovic Benoit.

Au total, il y aura 21 licenciés des clubs bretons au départ de l’Embrunman et Stéphanie sera la seule femme.

  • 34e édition de l’Embrunman, le mardi 15 août 2017.
  • Départ du longue distance pour les femmes à 5h55 (6h pour les hommes).
  • Départ du M pour les hommes à 8h30 (8h20 pour les femmes).
  • Site de l’organisation : ICI.
  • Live de l’épreuve : ICI.

Article Ouest-France (sports) du mardi 15 août 2017 par Guy Jourdren.