Interview décalée et croisée de Sébastien Escola et de Thomas Gazzera

Sébastien et Thomas regardent dans le même sens.

Sébastien Escola-Fasseur et de Thomas Gazzera sont copains et seront les fers de lance du club sur le triathlon S de Quimper, dimanche 2 juillet. Point commun aux deux hommes, ils aiment bien rigoler. Alors pourquoi ne pas leur proposer de parler de l’autre sur la base d’un questionnaire décalé ? C’est ce que nous avons fait.

Seb vu par Thomas

Que met Sébastien en premier dans son sac au moment de partir sur une course ?
Son casque et ses chaussures de vélo, c’est son point fort.

Comment Sébastien choisit-il la couleur de son vélo ?
Je pense que le bleu est en en accord avec les couleurs de Quimper et le jaune, ça flashe.

Qu’est-ce qui est le plus important pour Sébastien : ses lunettes de natation, ses boyaux ou ses chaussures de course à pied ?
Ses lunettes de natation parce qu’il adore nager en eaux troubles et tumultueuses.

Quelle est la plus grosse crainte de Sébastien sur les courses ?
Il appréhende la chaleur, même si j’ai pu vérifier qu’il est à l’aise quand il fait chaud. Quand tout va bien, il la digère comme tout le monde. Il n’aime pas non plus les mers formées, avec houle et clapot.

Comment définirais-tu le style de Sébastien ?
Dans le triathlon, il livre des courses où il part de loin en natation et il revient au courage, au baroud. Dès qu’il est sur le vélo, c’est sans compromis. Dans la vie de tous les jours, il est cool, jamais énervé, jamais pressé.

Qu’est-ce qu’il ne faut jamais faire à Sébastien sur une course ?
Ne jamais lui faire manger de crêpe au Nutella, même s’il en a vraiment envie ! (rire)

Si Sébastien était un nageur célèbre, qui serait-il ?
Alexandre Povov, un grand spécialiste de la technique (rire).

Si Sébastien était un cycliste célèbre, qui serait-il ?
Quand tu vois Sébastien sur un vélo, il a un super coup de pédale, il est polyvalent, il passe partout. Allez, je dirais Nibali, qui correspond au top de tout ce que je viens de dire.

Si Sébastien était un coureur à pied célèbre, qui serait-il ?
Seb a une technique particulière, mais efficace, avec une foulée rasante. Dans ce style, il me fait penser au triathlète allemand Sebastian Kienle. Quand tu le vois courir, tu doutes, mais quand tu regardes le chrono, tu dis respect.

Si tu devais inventer un triathlon pour Sébastien, quel serait-il ?
La première épreuve serait un apéro avec bière et gâteaux qui vont bien, ensuite il passera sur un bon petit barbecue et pour finir, un MacFlurry familial, le bon gros pot de crème glacée. Celui-là, on aime bien se le faire en stage !

Y a-t-il une couleur de maillot que Sébastien refuserait de porter ?
Un maillot dans des tons marron.

Que ne faut-il pas dire à Sébastien à la fin d’une course ?
Tout dépend bien entendu du résultat. Comme tout le monde, quand le résultat est bon, il peut tout entendre. Un truc qui peut le faire sortir de ses gonds, c’est de lui dire qu’il a drafté. Même s’il a réussi sa course, ça peut le vexer.

Quelle question aimerais-tu poser à Sébastien ?
Je reviens à un stage au mois d’avril à Mandelieu. Il encaissait bien les séances. Je me demandais comment il arrivait à tout assimiler. Il était en forme. Ça s’est concrétisé dimanche à Port-Louis. On savait qu’il était fort, mais arriver à sortir la course parfaite, c’est ça le plus dur. Alors Seb, comment fais-tu ?


Visière, torse nu, lunettes et trifonction sur les hanches : ce sont de parfaits jumeaux !

Thomas vu par Seb

Que met Thomas en premier dans son sac au moment de partir sur une course ?
Il met des germes de blé. C’est son aliment de base. Ç’a des effets secondaires que je ne peux pas trop évoquer ici…

Comment Thomas choisit-il la couleur de son vélo ?
Thomas n’est pas très soigneux et il ne choisit pas la couleur de ses vélos. De toutes les façons, le vélo prend très vite une couleur graisse noire de chaine. Avec Arnaud Guilloux, on avait essayé de faire du tuning sur son vélo avec des trucs roses. Thomas avait aimé (rire).

Qu’est-ce qui est le plus important pour Thomas : ses lunettes de natation, ses boyaux ou ses chaussures de course à pied ?
En fait ce sont ses lunettes de vélo mais à sa vue, parce qu’il lui en faut pour bien voir le nombre de tours et ne pas en faire un ou plusieurs de trop, comme ça lui est arrivé à Plérin récemment.

Quelle est la plus grosse crainte de Thomas sur les courses ?
Perdre son style ou ne pas avoir de style du tout. Thomas est un grand styliste. On lui a d’ailleurs créé un page Facebook, «Tom Gazzero – Styliste romantique – Chanteur Alto. »

Comment définirais-tu le style de Thomas ?
C’est une fashion victime et en tri, c’est un vrai bûcheron.

Qu’est-ce qu’il ne faut jamais faire à Thomas sur une course ?
Il ne faut surtout pas le drafter, ou pipeauter au niveau des temps.

Si Thomas était un nageur célèbre, qui serait-il ?
Le sergent-chef Chaudard (Pierre Mondy) dans le film Où est passée la 7e compagnie. « Qu’est-ce que vous nagez bien chef ! »

Si Thomas était un cycliste célèbre, qui serait-il ?
À l’inverse de moi, il adore Lance Armstrong, donc il serait Lance.

Si Thomas était un coureur à pied célèbre, qui serait-il ?
Emil Zátopek, la locomotive tchèque.
(Champion olympique du 10000 m en 1948 et triple champion olympique en 1952 sur 5000 m, 10000 m et marathon).

Si tu devais inventer un triathlon pour Thomas, quel serait-il ?
Thomas, c’est un gros bourrin, donc pour lui ce serait un tri très très longue distance. Il commencerait par couper du bois, puis il ferait un 250 bornes à vélo assis sur la selle et il terminerait à pied par une balade avec un gros sac à dos et des rangers dans la montagne, de préférence un 50 bornes.

Y a-t-il une couleur de maillot que Thomas refuserait de porter ?
On va dire le rose. Pourtant, il avait bien aimé la déco du vélo réalisée avec Arnaud Guilloux.

Que ne faut-il pas dire à Thomas à la fin d’une course ?
Il ne faut surtout pas lui expliquer que pour telle et telle raison, on aurait dû terminer devant lui.

Quelle question aimerais-tu poser à Thomas ?
Thomas, comment fais-tu pour avoir cette classe naturelle que tout le monde t’envie ?

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