Archives de catégorie : Résultats

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Résultats de l’IronBreizh (half IM) à Quéven, dimanche 23 juillet 2017

Des gars (d’en haut à gauche à en bas à droite : Thomas Gazzera, Aurélien Jeauneau, Édouard Hervier et David Le Tiec)…

Cinq sociétaires du Quimper triathlon était au départ, dimanche 23 juillet, de l’IronBreizh. Au programme de ce half IronMan : 1,9 km de natation dans le Blavet (au départ d’Inzinzac), 93 km de vélo jusqu’à Quéven, puis 20 km à pied autour du golf, toujours à Quéven.

Si l’épreuve a la particularité de proposer 2 aires de transition (qui compliquent un peu les choses, il faut l’avouer), elle propose aussi une course à pied difficile dont le pourcentage de dénivelé est d’ailleurs supérieur (+1,4%) à celui du parcours vélo (+0,85%).

Au départ de la course à 8h, nous avions donc Stéphanie Le Floc’h, qui venait profiter dans le Morbihan d’une ultime répétition avant l’énorme Embrunman (15 août), Aurélien Jeauneau, qui annonce que ce sera sa dernière épreuve individuelle cette saison (il envisage de participer au Tri-relais du Blavet, avis aux amateurs…) et Édouard Hervier, qui ne savait pas trop où il en était pour ne pas avoir pu s’entrainer beaucoup depuis l’automne dernier. Il y avait aussi David Le Tiec, dont c’était le premier tri en 2017 et qui aimerait courir 3 halfs cette saison et enfin Thomas Gazzera, qui était venu pour mixer le Blavet avec ses bras pour proposer une bonne soupe aux algues aux concurrents, pour faire s’évaporer l’eau de la route avec ses roues de vélo pour créer un joli brouillard et pour arracher toutes les racines dangereuses à coups de pieds pour le confort de ceux qui le suivraient sur la parcours de course à pied.

Édouard et Thomas étaient sur le podium sur une bonne partie de la course à pied, mais ils ont finalement été repris et terminent à de belles 4e et 5e places.

Nos copains ont des choses à raconter, donc laissons-leur la parole après avoir examiné les résultats complets :

4. Édouard Hervier en 4h26’14.
5. Thomas Gazzera en 4h27’28.
39. Aurélien Jeauneau en 4h57’31.
102. David Le Tiec en 4h14’54.
246. Stéphanie Le Floc’h en 5h56’36 (6e femme, 2e vétérane).

On peut aussi noter qu’Arnaud Le Goff, gérant du Trek store, partenaire premium du Quimper triathlon, a remporté le relais avec ses équipiers en 4h23’45.

… une fille (Steph’ « Croft » Le Floc’h).

Les commentaires

Stéphanie
« Lever matinal à 4h45 pour un rendez-vous avec David et Aurélien une heure plus tard à la sortie Concarneau. On sent alors un petit stress dans la voiture, nous sommes moins bavards que la veille lorsque nous avions déposé nos vélos à Inzinzac et nos affaires de course à pied à Quéven ! Départ navette de Quéven à 7h45 et gros coup de stress ! Avec ces deux zones de transition, il ne fallait rien oublier. Eh ben mes lunettes de piscine sont restées dans le coffre de la voiture, mais mon sauveur était à mes côtés, grand merci à David qui a tout en double dans son sac !!! Petit moment de concentration tranquille avant d’attaquer la lessiveuse. Eh oui, pas de départ filles ! Les 400 premiers mètres sont durs, ça bataille, mais je ne m’en sors pas trop mal, sauf à la sortie de l’eau où mon orteil n’a pas aimé la cale. Pas grave, on verra ça après. Le parcours vélo n’est pas mal, mais un peu dangereux à certains carrefours. Je gère les 93 km sans me mettre dans le rouge, mais l’ensemble est rendu difficile par la pluie. Comme quoi ça sert de faire des sorties de guerrière pendant l’hiver ! Je prends mon temps sur la T2 et c’est parti pour une cap type trail. J’ai adoré. Des cotes, des cailloux, des racines, je gère encore une fois, sauf dans les deux derniers kilomètres, puisque j’ai accéléré parce que je tenais vraiment à finir sous la barre des 6h. Au final, 5h56′ et donc un bon entrainement pour l’objectif du 15 août, à Embrun. Les voyants sont au vert ! »

Édouard
« J’ai commencé par une natation à domicile (Édouard habite juste à côté et nage régulièrement dans le Blavet), avec beaucoup de place pour nager. Je me retrouve rapidement dans un petit groupe de 4-5 gars avec qui je fais toute la partie aquatique. Jusque-là, tout va bien. Partie vélo, le soleil se fait la malle et on commence à prendre de bonnes averses. Je remonte petit à petit, en attendant que le bucheron (Thomas Gazzera) revienne sur moi, comme à son habitude, mais toujours rien. Je décide d’appuyer un peu plus, car les jambes sont bonnes. Arrive la fin du vélo et là, chute juste avant l’entrée dans le parc. J’y laisse mon dérailleur et quelques égratignures. À ce moment-là, je suis encore 2e, mais je ne suis plus dedans. J’entame la cap. Un petit détour gratos dans le golf me fait encore perdre un peu de temps et le 3e remonte sur moi, ainsi que Thomas. Je décide de relancer et j’essaie de tenir. De Paula me reprend et finalement, je décroche au bout d’un tour pour venir terminer 4e (Bryan Le Toquin me passe dans les 3 derniers km). Bref, pas terrible, mais l’essentiel est d’avoir représenté le club ! »

Thomas
« Après une natation correcte dans les eaux calmes du Blavet, je sens dès les premiers coups de pédale que ça va coincer. À défaut de faire une belle course, je me dis qu’on fera un bon entraînement, ce n’est pas bien grave, l’essentiel étant se se donner au maximum pour le club. Un vélo correct finalement puisque je pose 3e. Je pars à pied en sachant que le parcours est un chantier, dixit David, quelques jours avant au téléphone. Ça se confirme très vite. Vu mon gabarit, je m’en sors pas si mal et je termine 5e. Au-delà de ça, c’est toujours un plaisir de retrouver les copains de club et de s’encourager mutuellement. »

Aurélien
« C’était une très belle course, ce matin, à Quéven, malgré des conditions météo difficiles, surtout à la fin du parcours vélo. La natation s’est, elle, déroulée dans des bonnes conditions,
bien que je finisse en 40 minutes, mais ce sont mes standards. Ensuite, je pars serein sur la partie vélo, car nous l’avions reconnue une semaine avant avec David, donc je ne suis pas surpris par les quelques portions exigeantes. Puis j’enchaîne sur la course à pied avec encore de l’énergie, donc je démarre sur un peu moins de 14km/h que je maintiens toute la course. Au final je réalise une belle perf à pied et je suis très content de mon classement final. Ce triathlon est top avec une bonne organisation. »

David
« La natation était en rivière et j’ai pu poser ma nage. Sans doute trop d’ailleurs, encore une fois. Je fais 29’30 (l’organisation annonce 32′, mais avec la transition) alors que je peux viser 27-28 minutes. Je pensais pourtant avoir fait une bonne natation. Bref, je suis assez surpris. Ensuite, à vélo, ça s’est plutôt bien passé, même si j’ai eu les cuisses dures pendant les 30 premiers km. J’ai roulé à presque 33 km/h de moyenne, ce qui pour moi est plutôt bien. Par contre, j’ai perdu mon bidon d’isotonic dès le départ et je n’avais que de l’eau jusqu’au ravito du 30e. Là, je demande 2 bidons d’Isotonic, on en m’en donne qu’un et je le fais tomber 1 km plus loin après en avoir bu une seule gorgée… Pas question de m’arrêter. Au 60e kilomètre, je demande cette fois encore 2 bidons d’iso et on me donne 2 bidons d’eau… Au final, je n’ai donc roulé qu’à l’eau (claire, évidemmen) et heureusement qu’il ne faisait pas chaud et que j’avais pris un peu à manger autrement, je pense que j’étais mort… À part ça,, il a fait un temps pourri, de la pluie à n’en plus finir, des routes glissantes et du vent, donc des conditions pas idéales. Arrive la 2e transition. J’y ai passé près de 6 minutes ! On devait poser les vélos sur des barrières et ce n’était franchement pas simple. J’ai complètement buggué, je me suis mis à déconner avec les autres coureurs et avec les arbitres. Tout le monde se marrait et moi j’étais là à faire le con et à voir les mecs repartir… Normal quoi… Arnaud Guibert n’était pas loin et il m’a dit que c’était la transition la plus pourrie du jour. C’est sans doute vrai, mais je me suis bien marré. J’ai ensuite beaucoup moins rigolé à pied. Le parcours est clairement difficile, plus que ne l’était celui de la Triskel Race, qui était déjà coton, ou que celui de Quimperlé. Franchement, il a fait mal à beaucoup de monde. C’est vraiment un tracé qui casse. Son seul avantage, c’était qu’il ne faisait qu’à peine 20 km. Ça n’a pas empêché Bryan Le Toquin de gérer l’affaire en 1h16… À propos de la famille Le Toquin, le hasard a fait que j’ai roulé quasiment tout le vélo avec le papa, Pierre. On a (surtout moi 😉 pris le temps de discuter. C’était cool. À la fin, je suis resté avec Stéphanie et sa famille jusqu’à l’arrivée du dernier en 8h, suivie du podium. Les organisateurs ont balancé une pluie de lots au public. On est tous rentrés les bras pleins ! C’était bien sympa. »

 
David (au second plan), a passé presque tout le vélo avec Pierre Le Toquin. (photo Hélène Vauché).

 

Retour sur la demi-finale de D3 féminine de triathlon à Angers, le samedi 22 juillet 2017

Tiff, Céline et Gaëlle.

Trois représentantes du Quimper triathlon ont fait le déplacement à Angers, samedi 22 juillet 2017, pour y disputer la demi-finale des clubs de 3e division.

Pas le droit à l’erreur pour Gaëlle Kerjose, Tiffany Kerhervé et Céline Ghezaiel. Heureusement, pas de pépins, elles terminent respectivement 36e (1h14’45), 50e (1h15’40) et 52e (1h16’04).

Au classement par équipes le club pointe à la 17e place (sur 20), mais les filles restent positives. La course avec draffting sur une boucle de 5 tours ne permettait pas de faire la différence en vélo. Tout se jouait en natation et en course à pied.

Les commentaires

Tiff
« Je manquais un peu d’entraînement. Je n’avais pas fait grand-chose ces dernières semaines. Je n’ai pas fait une très bonne natation. Après, c’était une course vélo qu’on n’a pas l’habitude de faire, en peloton. Ensuite, j‘ai souffert en course à pied. J’ai trouvé le parcours long et dur. L’an prochain, il faut revenir plus entraînées  (de là à ne pas aller aux Vieilles Charrues ni au Festidreuz) ».

Gaëlle
« Très bon tri. J’ai aussi découvert le niveau de la D3.  Ça fait bizarre de nager dans la masse. D’habitude, il n’y a pas autant de monde avec moi. Je paie un peu le manque d’entraînement. En vélo, c’est bien de pouvoir rouler en paquet. J’ai pris le départ vélo dans un petit groupe de 3 et on a fini à 10. La course à pied ? Dure. J’ai essayé de maintenir ma place.  C’est une bonne expérience.  À refaire! »

Céline
« Angers, c’était un objectif. J’ai pas mal tanné les filles pour faire la D3 parce que la demi-finale, c’est une course à faire. Pas dans l’objectif de monter en D2, on en est loin, mais il y a une bonne densité de niveau et ça change tout. La natation… Je crois que j’ai nagé à mon niveau, c’est-à-dire pas top. À vélo, je suis au début un peu en retard et je fais l’effort pour rattraper un petit groupe. Ensuite, une fille de Saint-Quentin me double, je prends sa roue et elle me ramène consécutivement sur 2 groupes. Cool. On rattrape même Tiff ! Par contre, on est presque 30, donc c’est le bordel. Même un peu dangereux parfois. À chaque tour, je me place pour faire le demi-tour en tête, par sécurité. Quand je descends du vélo, j’ai les cuisses en feu. La course à pied est difficile. Pas le parcours, mais j’ai les jambes en coton. J’ai Tiff devant et j’essaie simplement de maintenir l’écart. On repart motivées pour l’an prochain. En espérant que cette foi,s les garçons seront aussi de la partie ! »

7e de l’IronMan du Royaume-Uni à Bolton, Sébastien Escola est en route pour Hawaï !

Mission accomplie à Bolton pour Sébastien Escola-Fasseur. Il se classe 7e de l’IronMan du Royaume-Uni – une sacrée performance – et décroche son billet pour Hawaï au passage. Seb prend le temps de nous raconter les jours qui ont précédé la course, l’épreuve elle-même et la façon dont il envisage sa 3e participation à Kona, le 14 octobre.

7e place scratch (2e amateur et 2e Français, derrière Cyril Viennot, vainqueur) de l'IronMan du Royaume-Uni, à Bolton, en 9h23'40''.
1er dans la catégorie 35-39 ans et donc qualifié pour Hawaï (14 octobre).
Ses temps : 
=> natation en 1h02'13"" (99e temps) (1'38''/100 m)
=> vélo en 5h07'51 (8e temps) (37,69 km/h)
=> cap en 3h06'07'' (13e temps) (4'24''/km)

On a discuté 3 jours avant la course et tout allait bien. Et ensuite ?
Entre jeudi et dimanche, tout n’a pas été facile. Je n’ai jamais été aussi stressé. Tout le monde me disait que la qualification pour Hawaï était acquise, mais rien n’est jamais acquis d’avance… La nuit, j’attrapais des suées et j’ai fait des cauchemars, ce qui n’est franchement pas habituel chez moi. Ensuite, samedi, j’ai fait un footing et ma montre m’annonçait un temps de récupération de 39h ! Ça m’était déjà arrivé la fois où j’avais enchainé le 70.3 de Zell am See (Autriche), 3 semaines après le Norseman (8e en 2015) et j’étais passé à travers… J’étais donc vraiment stressé, pourtant, ce n’est pas dans ma nature de l’être, surtout pour le sport. Enfin, il a fallu déposer les affaires la veille aux deux aires de transition à Bolton. Ç‘a été une grosse perte de temps et d’énergie. C’était usant tellement il y avait des bouchons partout.

Il y a aussi ce pari fait avec ton entraineur, Pascal Redou, d’enchainer deux IronMan en 3 semaines…
Quand tu pars sur une distance comme ça, 3 semaines après le précèdent, tu te poses forcément des questions. En 2013, j’avais enchainé l’IM de Galles (8e) et Hawaï (260e) en 4 semaines  et le résultat n’avait pas été fou… Après, il y a ce que dit l’entraineur et il y a le ressenti perso. Et mes sensations étaient bonnes. Pascal a prouvé ce qu’il sait faire avec Benoît Nicolas, Arnaud Guilloux et Valentin Madouas. Il n’entraine que 4 personnes et il en refuse plein. J’ai donc forcément confiance, même si je savais que Pascal n’avait jamais entrainé quelqu’un qui voulait enchainer deux grosses courses comme ça. Je prends aussi des conseils auprès d’Arnaud Guibert. Il fait du triathlon depuis tout jeune, il s’y connaît en longue distance et il est très fort sur tout ce qui est alimentation et physiologie.

Dimanche matin, ça se présentait comment la journée ?
Il y avait une petite bruine, puis de la pluie. La natation s’est bien passée. Mon premier tour n’était pas mal et je visais un peu moins d’une heure en tout. Je suis étonné qu’on me donne un meilleur temps sur le 2e tour, puisqu’il fallait éviter pas mal de gars qui étaient dans leur premier tour et qui, pour certains, nageaient la brasse… Au total, il y avait 4000 m de natation au lieu de 3800 m, donc avec mes 1h02, j’étais dans les clous.

La météo était annoncée nuageuse, pourtant vous avait roulé la majeure partie du vélo sous la pluie…
Il a plu 3h sur les 5h à vélo. J’étais hyper prudent en descente et dans les virages. Je prenais tous ces endroits délicats comme un cadet. D’autres se sont fait piéger, comme Romain Guillaume, qui est tombé, a abandonné et ne va pas à Hawaï…

L’organisation te donne le 8e temps vélo et une moyenne de 37,69 km/h, donc tu as quand même pu lâcher les chevaux…
Pas tout de suite. Quand je prends le vélo et que je sors du parc, je passe un dos d’âne et je perds un bidon dans lequel est le concentré qui me permet de faire quatre bidons. Je suis obligé de m’arrêter… Du coup, tu penses aux problèmes mécaniques et tout ça… Ma moyenne était assez faible au début et je suis rentrée dans le rythme au bout d’une demi-heure. J’ai alors attaqué la boucle que j’aimais bien, qui ressemble à la Bretagne, qui fait 76 km et qui est à parcourir 2 fois. En l’attaquant, j’apprends que je suis premier de mon groupe d’âge et ça me motive. Le parcours vélo est quand même casse-pattes, ce qui ne m’a pas empêché de doubler des pros que tu vois dans les magazines, comme l’Espagnol Blanchart (Miquel Tinto Blanchart), qui fait un podium à chaque fois à Lanzarote (6e en 2016, 4e en 2015, 2e en 2014 et 2013). Ça m’a mis en confiance. À partir du 120e kilomètre, j’ai géré. Je fais la 2e boucle un peu en dessous et je baisse donc de 10 watts. J’ai fait ça parce que j’avais peur du marathon. Moi, sur ma montre, j’ai 35,4 km/h de moyenne générale à vélo. Je suis encore étonné de la vitesse que me donne l’organisation.

Tu es dans quel état d’esprit et dans quel état physique au moment d’attaquer le marathon ?
Quand je pose le vélo, le speaker me dit que je suis bien placé. Ça me met en confiance, ça me pousse. Je n’étais pas affolé à la transition parce que je savais que j’avais de l’avance sur le groupe d’âge. Mon objectif, c’était avant tout la qualif’ pour Hawaï. Le marathon commence par une bosse qui te met dans la course. Je me fais doubler par les deux pros, dont Blanchart, que j’avais doublé à vélo à 50 km de l’arrivée. Je vois les deux arriver ensemble et ils me déposent. Là, je me demande ce qu’il faut faire pour avoir un niveau pareil… Je suis donc parti en 3’50, puis j’ai calmé entre 4’11 et 4’20 au kilo. Finalement, je reprends Blanchart au 20e kilomètre.

En passant devant tes proches à pied, tu dis : « Je m’en fous des autres gars. Je gère comme ça et on verra »…
Je pense que ma force c’est d’avoir géré le vélo et de ne pas m’être emballé sur le marathon, d’être parti au train. J’avais tellement peur de passer à travers… J’ai eu un coup de mou au 22e-23e kilomètre. J’avais faim. J’ai mangé des gâteaux salés et c’est reparti, heureusement. Ce qui me pousse aussi vers l’avant, c’est de voir des pros dans le dur et d’en dépasser certains. Le dernier tour a été compliqué, il a même été interminable… J’ai accéléré sur la fin, mais ça n’en finissait plus. C’était dur musculairement. Je voulais en finir le plus vite possible. J’aurais bien aimé faire un marathon en 3h. En prenant un peu plus de risques, c’était peut-être jouable. J’ai fait le choix d’assurer et c’est sans regret.

Qu’est-ce qui l’emporte sur le ligne, le soulagement ou la satisfaction ?
Le soulagement d’en terminer, mais aussi de me prouver et de prouver à d’autres que je peux faire 2 courses pleines à trois semaines d’intervalle. Et puis, il y a bien entendu la qualif’ pour Hawaï. C’est ça la récompense de tout le travail qui a été réalisé depuis des mois.

Bon, maintenant c’est Hawaï, dans 3 mois seulement !
Déjà, je coupe totalement pendant une semaine. Je n’ai pas beaucoup couru cette saison, et encore moins en Bretagne. Je vais essayer de faire Quiberon, un half un mois avant Hawaï, l’Émeraude tri race ou la Triskel Race, je ne sais pas encore. Peut-être aussi des sprints, quitte à prendre des cartouches. C’est toujours bon à faire un sprint. Il faut s’aligner sur tous les formats.  Je veux aussi montrer les coureurs du Quimper triathlon. Ce club donne envie, il y règne une super ambiance. Après les courses, après les entrainements ou en dehors, on se retrouve, on prend du temps ensemble. C’est le club de tri comme je le conçois. C’est pour ça que j’ai choisi un club près de là où j’habite, pour connaître les gens. Le Quimper triathlon correspond à mes attentes. C’est un club qui fédère, qui est structuré avec des gens compétents à chaque poste. Je trouve juste qu’on parle un peu trop de moi…

Revenons à ta prépa Hawaï, si tu veux bien…
Pour la prépa d’Hawaii, je sais par expérience (Sébastien a couru à Kona en 2013 et 2014) qu’il faut être un bon nageur et un bon coureur. Avec Hawaï, je choisis clairement la course qui me handicape le plus. On est tellement nombreux en vélo, que ça drafte à fond. La natation m’a tiré dessus les deux fois où j’ai couru Hawaï et derrière, je n’ai pas fait le vélo que je devais faire. Il faut aussi que je m’habitue à la chaleur. Je sais que Thibaut Pinot s’entraine sur un home-trainer dans une salle de bain chauffée pour s’y habituer. Je ne sais pas encore ce que je vais faire, mais il faut que j’y réfléchisse. En ce qui concerne la natation, je vais peut-être demander à Pascal de me laisser plus de temps pour nager. J’en suis à me poser la question de nager avec des gars qui me tirent vers le haut.

Kona te fait toujours rêver ?
J’y ai été en 2013 et en 2014 comme coureur et en tant que spectateur en 2008 et en 2012. J’ai adoré à chaque fois ! C’est fabuleux, c’est magique ! Tu t’en prends plein les yeux. Après, il y a tous les clichés du triathlète super affuté, tatoué de partout, un peu kéké… Mais Hawaï vit aussi pour le triathlon, des bateaux viennent te servir le café dans l’eau, tu essaies tout le matos possible et imaginable. C’est fou ! À Bolton, iIs nous passaient des vidéos d’Hawaï à la cérémonie de remise des prix. On te montre les champions, mais aussi les autres, avec la musique qui va bien. Ils sont très forts en marketing chez IronMan. Cette année, l’inscription c’est 950$ + 8% en frais de dossier. Ce n’est pas le côté le plus plaisant, mais Hawaï est à ce prix… J’ai connu Hawaï à 350€, en 2008. Depuis le rachat par les Chinois, c’a explosé.


Les résultats de l’IronMan du Royaume-Uni à Bolton, dimanche 16 juillet 2017.



Petite revue de presse à la suite de la qualification de Sébastien Escola à Hawaï.

Sébastien Escola remporte le X’treme Breizh (XXL) de Port-Louis (dimanche 25 juin)

Photo Le Télégramme.

En 2016 avait lieu le 1er format XXL en Bretagne avec l’Iron Corsair de Saint-Malo, remporté par Sébastien Baillot (sous les couleurs de Leucémie espoir), qui a depuis signé au Quimper triathlon.

Le 2e format XXL breton a eu lieu dimanche 25 juin 2017 à Port-Louis (Lorient) et c’est Sébastien Escola-Fasseur qui l’a emporté sous les couleurs du Quimper triathlon.

Il a profité de la partie cycliste pour prendre le commandement de la course pour ne plus la lâcher et même terminer avec 20 minutes d’avance sur son poursuivant (Florian Luquet, Miramon) et plus de 23 minutes sur le 3e (Valentin Deschamps Gayot, Angoulême).

Après une récup’ bien méritée, Sébastien va désormais tenter d’aller chercher à Bolton, le 16 juillet, sa qualification pour les championnats du monde IronMan à Hawaï (14 octobre).

À signaler aussi la très belle 7e place de Benoît Jouanigot, la 22e place de Loïc Debelhoir et la 31e place d’Aurélien Jeauneau pour son premier distance IronMan.

1. Sébastien Escola-Fasseur en 8h39’34
7. Benoît Jouanigot en 9h35’18
22. Loïc Debelhoir en 10h16’51
31. Aurélien Jeauneau en 10h33’51

Les résultats complets : ICI.

Vidéo de l’arrivée : ICI.

Photo Le Télégramme.

Les commentaires de Sébastien Escola

J’ai fait une grosse préparation cet hiver. J’ai fait des bornes à vélo, des stages et il m’a aussi fallu gérer une blessure au fascia lata à partir du 17 avril. J’ai eu des doutes. Ça faisait mal de voir les copains s’entrainer normalement à pied. Il a fallu gérer cette période. Mais ce qu’il y a de bien en triathlon, c’est que tu es blessé dans un sport, tu en fais plus dans un autre.

En natation, j’ai terminé avec 2800 m au GPS, le tout avec un peu de courant favorable. Je sors 15e de l’eau, ce qui est bien. J’ai pourtant été prudent. Je pense que les gars étaient prudents en abordant cette distance annoncée de 3800 m et ils n’étaient pas à bloc.

En vélo, j’étais dans ma zone de puissance et je tournais à 39 km/h de moyenne. Après 2h15 de course, j’avais déjà fait 90 bornes. C’était pas mal. Très encourageant. C’était même grisant de faire une course en tête comme ça au bout de 15 km à vélo. J’ai eu des infos qui m’ont confirmé que je prenais de l’avance.

Même avec 16 minutes d’avance à la fin du vélo, tu ne pars pas faire un footing en gérant l’avance. Tout peut arriver sur IronMan ! J’ai attaqué à 4’15, 4’30 au kilomètre. Je n’ai pas relâché. Je le répète, tout peut arriver. J’aurais peut-être dû lever un peu le pied en prévision de l’IM de Bolton dans 3 semaines. Mais j’étais à l’aise dans l’allure, donc j’ai poursuivi. Il n’empêche que le parcours à pied était très difficile. Il faisait chaud, on courait dans le sable. Tout ça sur 5 boucles. À la fin de la course à pied, j’avais encore augmenté mon avance.

Je vais couper jusqu’à jeudi et on va faire des trucs un peu sympas jusqu’à Bolton. Le foncier et la distance sont là.

C’est ma première victoire sur IronMan et c’est une belle victoire.

Je suis aussi très content pour le club. La saison est vraiment lancée.

Sébastien Escola.

Les commentaires d’Aurélien Jeauneau

Je faisais mon baptême du feu sur la distance mythique, non sans une grosse appréhension, malgré un entraînement de qualité,  je pense. Le fait que l’on était plusieurs du club m’a rassuré. La natation s’est passée sans heurt. C’est normal, je nage comme un dauphin ( sans aileron…) lol. Cela dit, il n’y avait pas la distance. Il faut le dire.
Après, c’était un beau parcours vélo, surtout la pointe de Gavres. Je me suis focalisé sur la gestion de l’effort. Ne pas appuyer comme sur un M.
J’en ai donc gardé sous la pédale. Ça m’a servi sur la course à pied, car contrairement à de nombreux concurrents, je n’ai craqué que sur la fin. J’ai tenu grâce au soutien des potes et de la famille.
Un mot vite fait sur l’orga qui était light à tous les niveaux : manque de comm’, manque de ravitos solides à vélo, pas de buvette pour le public (plutôt nombreux), pas d’aire de dépôt pour les sacs.
On le dit quand c’est une organisation sans faille, il faut le faire savoir quand ce n’est pas à la hauteur, surtout sur une épreuve telle que ce format.Je pense qu’ils auront du mal à la pérenniser, c’est dommage.
Cela dit c’est top de pouvoir faire un premier XXL à côté de la maison, sans traverser la France, alors que le site et le temps étaient magnifiques.

Aurélien Jeauneau.

Les commentaires de Benoît Jouanigot

La partie natation a été écourtée donc, ça m’a arrangé, même si les sensations étaient bonnes. Je prends le vélo et je vois que je n’avais pas pris trop de retard, car on croisait les premiers à Gavre. J’ai ensuite fait un bon vélo, mais sûrement un peu trop… J’attaque le marathon à mon allure, mais après 2 tours sur 5, je commence à cramper aux 2 mollets.  Je fais tout le marathon à la 5e place, dans la souffrance, en enchainant sables, escaliers côtiers, et quelques bosses. Je perds finalement 2 places dans les 6 derniers km.  C’était dur, mais je suis content.

Benoît.

Les commentaires de Loïc Debelhoir

Levé à 4h30 après une bonne nuit de 6h ! Une nage qui ne fait
pas la distance avec une sortie à l’australienne. Je sors milieu de tableau avec Aurelien avec qui j’entame le vélo. 1re partie plate qui me donne envie de refaire le retard de la natation. 40 km/h de moyenne la 1re heure ! Je me dis que ça va passer vite, mais ce n’était rien sans les faux plats sur les 2 boucles qui étaient prévues et les 20 km de vent de face pour finir. À la fin du vélo, je suis entamé. J’en ai trop fait. Je pose le vélo 16e.
Le marathon a été un calvaire pendant les derniers 24 km. Le circuit était fait de chemins où il était dur de garder sa vitesse.
Place maintenant à la récupération et dans 3 mois, on remet ça ! avec l’IronMan du pays de Galles, le 10 septembre.
Enfin, bravo à Sébastien. Il a fait un très très gros numéro !

Loïc.

La revue de presse



(Cliquer sur l’image ci-dessous pour voir l’article entier)

Sébastien Baillot, vice-champion de Bretagne longue distance au TriBreizh de Sizun (dimanche 25 juin)

Tri Breizh à Sizun (2,5 km, de natation, 83 km de vélo et 20 km de course à pied), dimanche 25 juin 2017.

Support des championnats de Bretagne de format L.

 

1. Arnaud Guilloux (Saint-Grégoire triathlon) en 4h08’33
2. Sébastien Baillot en 4h20’07
4. Thomas Gazzera en 4h29’19
27. Sébastien Schuler  en 4h52’36
36. Ludovic Benoît en 4h57’29
51. Arnaud Simon en 5h06’21
77. Dominique Ansquer  en 5h18’28
87. Ludovic Le Carre  en 5h31’34
123. Claude Lagadic en 5h35’25
127. Stéphane Mahé  en 5h37’00
147. Jean-Pierre Melou en 5h42’36
183. Sylvain Le Coz en 6h02’30
199. Alain Pronost en 6h11’30
211. Sullian Trellu en 6h19’49
231. Ronan Guellec  en 6h35’54

Les résultats complets : ICI.

Les commentaires

Sébastien Baillot

C’était une belle course aujourd’hui. J’avais un peu de pression dimanche matin en portant le dossard numéro 1. Je savais que la victoire allait être inaccessible avec la présence sur la ligne de départ d’Arnaud Guilloux. Je suis sorti 7e de l’eau. Les sensations n’étaient pas très bonnes, mais j’ai pris mon mal en patience. J’ai fait un bon vélo sur un parcours très exigeant. En fin du parcours, j’ai récupéré quelques concurrents et j’ai posé le vélo 4e. Au bout de 2km à pied, j’ai pris la 2e place à Thomas Gazzera et on m’a annoncé que le 1er (Arnaud Guilloux) était à 15 minutes devant… J’ai poursuivi mon effort à pied pour m’assurer de conserver cette très belle 2e place.

Stéphane Mahé

Après une très bonne natation (42’), j’enfourche ma monture et dès les premiers kilomètres, j’ai senti que la journée allait être longue… J’ai vécu un enfer ! Je n’avais rien dans les jambes et j’avais de grosses douleurs au genou et à la hanche. Avant la fin du premier tour, je me suis arrêté chez des habitants anglais pour leur demander un Doliprane. J’ai poursuivi le vélo en étant persuadé que j’allais devoir abandonner et en voyant des dizaines de vélos me doubler. L’enfer je vous dis. Je pose finalement le vélo après 3h05, donc après avoir roulé à 27km/h de moyenne !) Je me dis que je vais faire un tour de course à pied avant d’abandonner. Les supportrices Émilie (Dupupet) et Violaine (Nunez) sont là. Merci à elles. Je fais un deuxième tour, puis un troisième. Je boucle mon semi en 1h45. Je suis donc finisher, mais que ce fût dur. C’était mon dernier half.

Thomas Gazzera

La natation était trop longue par rapport à ma préparation, du coup, je suis sorti loin et vraiment épuisé. J’ai enchainé par un vélo correct en posant deuxième. À pied, j’ai connu un gros coup de moins bien et j’ai dû me contenter de limiter la casse à pied en terminant 4e.


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