IronMan de Bolton (16/07/2017) : le point avec Sébastien Escola avant la course

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Another brick in the wall.

 Sébastien Escola-Fasseur sera, dimanche 16 juillet, au départ de l’IronMan du Royaume-Uni, à Bolton, en Angleterre. 3 semaines après sa victoire sur le distance IM de Port-Louis (Morbihan), Sébastien est parti dans le comté du Grand Manchester pour décrocher son slot pour Hawaï dans la catégorie des 35-39 ans. S’il se qualifie, le sociétaire du Quimper triathlon se rendrait pour la 3e fois à Kona après 2013 et 2014.

Comment as-tu récupéré du distance IM de Port-Louis (25 juin) que tu as d’ailleurs gagné ?
Étonnamment, j’ai assez bien récupéré de Port-Louis. La forme est revenue très vite. Je n’ai jamais récupéré comme ça après un IronMan. On te dit aussi que parfois, c’est bien d’être fatigué pour être bien le jour de la course. Là, ce n’est pas comme ça que ça s’est passé. Je fais confiance à Pascal Redou, mon entraineur. Tous les voyants sont au vert.

Comment as-tu géré les 3 semaines entre Port-Louis et l’IM de Bolton ?
La première semaine, j’ai coupé 3-4 jours sans rien faire, à part une petite sortie vélo. Ensuite, j’ai repris avec une grosse semaine et un gros week-end pour un total de 28 h d’entrainement. La 3e semaine, celle qui m’a amené jusqu’à la course à Bolton, j’ai fait des petits rappels sans trop d’intensité et pas trop longs.

Tu es arrivé en Angleterre mardi (11 juillet). Ça se passe comment depuis ?
Je suis donc parti mardi en avion de Dinard et je suis effectivement arrivé en soirée à Nottingham. Après, il y avait 2h30 de route, sous la pluie… Le volant à droite et rouler à gauche, laisse tomber… Je me suis fait un peu peur… C’était chaud. J’ai remonté mon vélo mercredi matin et j’ai roulé dans la foulée. J’avais bien préparé les choses avec Anthony du Trek store de Quimper. Tout s’est bien passé. Tout est tellement bien intégré que ça se monte bien. J’avais peur aussi qu’une pièce soit abimée, mais il n’y a finalement eu aucun problème.

Et ton hébergement ?
Avec Marion, mon amie, on a loué une chambre chez l’habitant, à Wigan. On est à environ 20 minutes du point de départ, à 15 minutes de  T2 et à 25 minutes de l’arrivée. Autrement, les Anglais sont super sympas, accueillants et bienveillants. En France, je ne suis pas certain qu’on soit toujours aussi sympas avec les visiteurs…

Tu as eu le temps de faire quelques sorties de reconnaissance. Tu en retires quelles impressions ?
Déjà, on nage à un endroit, on prend le vélo que l’on dépose à un 2e endroit et on arrive à pied à un 3e endroit. La boucle principale de vélo fait 76 km. On s’en prend plein les yeux. Ça me fait penser à la Bretagne. Il y a des cotes casse-pattes, un revêtement qui ne rend pas grand-chose, des descentes un peu techniques, des routes étroites et des portions où il faut envoyer du braquet. Ça me fait aussi penser à l’IM du Pays de Galle que j’avais bien aimé (8e, en 2013, 1er qualifié pour Hawaï chez les 30-34 ans). À pied, le parcours n’est pas facile. Autrement, il fait pour l’instant 22-23°. C’est très bien. Dimanche, ça s’annonce nuageux, mais sans pluie, donc sans trop de risques de chute. Tout ça, c’est parfait pour moi.

Dans quelques millions d’années, les cailloux auront laissé la place à une plage de sable fin.

Bon, parlons objectifs. Tu nous résumes tout ça ?
Alors je vise un slot pour Hawaï. Il n’y en a que 4 à prendre à Bolton pour les 300 engagés dans ma catégorie d’âge, celle des 35-39 ans (Sébastien vient d’avoir 35 ans). Toujours au niveau des places, faire un top 10, ce serait super. Un top 20, ce serait déjà très bien.

Et au niveau chrono, tu pars sur quoi ?
1h en natation, 5h à vélo et 3h10-3h15 à pied, ce serait une course propre pour moi. Après, tout ça c’est sans pépins mécaniques ou pépins physiques qui peuvent arriver à n’importe quel moment, surtout à pied au niveau physique.

Ça te fait donc du 9h15-9h20 au total avec les transitions alors que tu restes sur un 8h39 à Port-Louis…
Déjà, il manquait 1 km de natation à Port-Louis. Ensuite, les temps ne sont pas comparables d’un IM à l’autre. Tous les IronMan ne sont pas faits pareil. Au Pays de Galle, ça se gagne en 9h12 alors que des distances IronMan à records comme Roth (victoire du Belge Bart Aernouts en 7h59′, le 9 juillet) ou Francfort (victoire de l’Allemand Sebastian Kienle en 7h41’, également le 9 juillet) sont beaucoup plus rapides. Non, pour moi, c’est plutôt la place qui compte.

Tu as regardé la startlist ?
Oui. En français, il y a Romain Guillaume et Cyril Viennot et il y a aussi l’Anglais Harry Wiltshire (vainqueur de l’IM de Vichy 2016).

Le départ en rolling start, ça t’inspire quoi ?
C’est la première fois que je pars avec ce système (sas par 5 coureurs). Je ne partirai pas parmi les premiers, je vais me mettre dans les 1h02′. Après, la course n’est pas facile à suivre pour les spectateurs et on est plus dans un esprit contre la montre, sachant que les pros partiront ensemble devant. Moi, je veux surtout prendre du plaisir et essayer de faire une différence à vélo. À pied, il faut que je chope mon rythme de croisière.

Seb cache ses mains palmées.

Départ dimanche 16 juillet, à partir de 7h (heure française).

Suivre la course ICI.